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Ma fin de grossesse – Episode 1

Bonjour les choupettes,

Voilà, ça y est, j’en suis …. Je suis une maman. Je viens de prononcer pour la première fois les mots ‘“mon fils” auprès d’un conseiller pour l’affilier à ma mutuelle et quand ces mots sont sortis de ma bouche, une vague d’émotion m’a envahie !

Avant de vous raconter mon accouchement à proprement parlé, je voulais vous raconter les circonstances qui m’ont amenées à “subir” un accouchement auquel je n’étais pas préparée.

Tout au long de ma grossesse, j’ai été suivie par une sage femme libérale. Notre seul point de désaccord a été le test de DG qu’elle a souhaité que je fasse parce que j’avais pris du poids. A part ça, nous nous sommes toujours bien entendues. Elle est très douce et plein de bons conseils.

Pour les 8ème et 9ème mois, je devais être examinée dans la mater où je m’étais inscrite. (Au passage, j’ai choisi le CHU de Nantes et si nous avons un second enfant et que nous sommes à Nantes, je rechoisirai le même lieu sans aucune hésitation. J’ai été impressionnée … Mais ça, je vous en reparlerai dans l’article sur mon accouchement). Là, je n’ai pas pu choisir la sage femme, elle m’a été “commise d’office” … De prime abord, très gentille, très à l’écoute, très tout …. Mais lors de l’examen, une douleur insoutenable. Mon col était postérieur donc très “loin” …. En sortant, j’ai demandé à mon homme d’aller chercher la voiture tellement j’ai eu mal et que je ne pouvais plus marcher.

Comme tous les autres mois, il fallait que je fasse tester les albumines présentes dans les urines. J’avais l’habitude de ça. Mais quand les résultats sont revenus, je dépassais de 0,01 l’échelle haute …. J’avais rendez vous chez mon médecin traitant pour toute autre chose le lendemain. Quand elle m’a examinée, elle a constaté une mycose vaginale (que je ne ressentais pourtant pas du tout). Je suis repartie avec une ordonnance pour la soigner et refaire un test des albumines 10 jours après. Entre temps, j’avais des démangeaisons la nuit au niveau des pieds. Plus ça me démangeait, plus je me grattais, plus je m’énervais moins je dormais. J’étais juste juste en congé mat mais je n’arrivais pas à me reposer.

Quelques jours plus tard, j’ai reçu un courrier de la mater qui, suite à mes derniers résultats, me demandait de faire un ECBU et la protéinurie des 24h. Moi qui suis néophyte des examens n’avais pas trop tout compris. J’avais fait mon petit pipi matinal après toilette intime dans le petit flacon que j’avais récupéré la fois précédente. Arrivée au labo, on me demande si je me suis lavée, pour l’ECBU, au Dakin. Ben … Heu .. Non, je n’ai pas de Dakin dans ma trousse à pharmacie pour être honnête. A part du nux vomica, de l’eau oxygénée, du doliprane et 3 pansements, je n’ai pas grand chose ceci dit.
Bref, ils me prennent quand même mon flacon (surtout quand je comprends que l’ECBU est un examen visant à savoir si on a une infection urinaire … J’étais sûre de moi). Par contre, pour la protéinurie des 24h, en fait, il fallait que le labo me donne un pot dans lequel je devais collecter toutes mes urines pendant 24h …. Super !

Je repars chez moi, la grosse fiole sous le bras. Dès le lendemain, zou, tous mes pipis dedans. La galère dans les toilettes pour bien viser quand on est enceinte de 9 mois sérieux !! Comble : il fallait conserver ce flacon dans le frigo !!! Mouahahah ! Of course les gars que j’allais mettre mes urines entre ma salade et mon fromage blanc ! Pour le coup, il est resté dans l’arrière cuisine, au frais.

Le lendemain, avec mes résultats pas terribles, j’avais à nouveau rendez vous avec la sage femme de la mater pour le rdv du 9ème mois. La protéinuie était maintenant supérieure de 0,02 de l’échelle haute. De ce fait, il m’a fallu aller prendre un rendez vous dans le service “Suivi de Grossesse Intensif” pour le début de la semaine suivante et faire des examens sanguins complémentaires avec notamment des recherches au niveau d’enzymes, sels biliaires et j’en passe.

Nous étions vendredi, et les résultats étaient quasi tous bons. Je n’ai pas fait l’étude des sels bilaires car hors nomenclature donc non remboursé par la sécu. Mettre 40 € de ma poche était hors de question. Quand je dis que les résultats étaient quasi tous bons, c’est que l’enzymologie n’était pas bonne. En voyant ces résultats, mon médecin traitant m’a appelé en me disant que je faisais sûrement une cholestase gravidique …

Ayant la chance d’avoir une bonne amie en médecine, je me suis tournée vers elle. Elle m’a rassurée grâce à ses connaissances mais un doute subsistait tout de même en moi. Ma tension était super bonne, je n’avais quasi plus de démangeaisons … Mais ces résultats étaient difficilement interprétables ! De toute façon, il fallait que j’attende mon rendez vous au SIG.

Le dimanche, mon homme partait pour la semaine sur Paris et je n’étais pas rassurée du tout. Il n’allait pas pas au bout du monde mais me retrouver seule à la maison avec ce doute que j’avais quelque chose de “grave” et que je pouvais intoxiquer mon bébé m’était insupportable.

Le mardi, en arrivant au SIG, je savais que j’en aurais pour la matinée. On m’a d’abord demandé de faire une toilette intime au Dakin pour une analyse d’urine. Elle était négative. J’ai été monitorée pendant 20 bonnes minutes et j’ai eu 5 cycles de tension. Tout allait bien. La jeune étudiante sage femme qui m’a reçue me disait qu’il y avait de fortes probabilité pour que je puisse rentrer chez moi, que tout allait bien. Et puis, en fait, quand elle a vu les résultats de l’enzymologie, elle a appelé la sage femme responsable. Ah ouhai non pas cool … Elles m’ont refait un prélèvement sanguin pour faire les mêmes examens, les sels biliaires en plus. J’ai eu le bonheur d’avoir le droit à deux touchers vaginaux (un pour l’étudiante et un pour confirmer son anlyse par la sage femme) {Petite parenthèse : pour tout ces types d’examens, je les ai eu 2 fois : une fois par l’étudiant et une fois par la titulaire. Vous pouvez vous dire “Ah ouhai, relou” … Mais en ce qui me concerne, je l’ai vu différemment. J’ai été étudiante aussi. J’ai du faire des stages aussi. Et j’ai eu un stage durant lequel on ne m’a rien donné à faire …. C’est juste horrible. Les étudiants ont besoin de concret pour progresser. C’est pour ça que j’ai toujours accepté ce double examen). Donc mon col était postérieur, 1 doigt large. Ok, clairement, bébé n’est pas prêt !

Pendant l’analyse sanguine, j’ai attendu dans la salle d’attente pour une écho. Elle a été très brève. La radiologue a juste fait un bref passage sur bébé pour voir que tout allait vraiment bien.
Retour en salle d’attente. J’étais arrivée à 8h30 le matin. Il était midi. J’avais trop faim et je n’avais toujours pas rencontré le médecin.
J’ai croisé la sage femme dans le couloir et je lui ai demandé si elle savait où elle en était. Elle m’a répondu que mon dossier été étudié par l’interne et le chef de service, qu’ils viendraient me voir rapidement … Ok mais ça pue.

Quelques minutes plus tard, le verdict tombe. La semaine précédente, mon taux de transaminases étaient 3 fois supérieur à la normale. Je venais de passer à un taux 6 fois supérieur à la normale. C’était sans appel, il fallait que je sois gardée sous surveillance … Donc hospitalisée.

Mon homme n’étant pas là, je m’étais garée au tram pour que ce soit plus simple et moins cher (le CHU de Nantes est bien … Les places de parking beaucoup moins ! ). J’ai donc “négocié” pour savoir si je pouvais aller chercher ma voiture, prendre mes affaires et revenir. Mon conjoint n’étant pas là pour le faire pour moi, ils ont accepté que je revienne en début d’après midi.

J’appelle ma maman en pleurs. J’avais besoin de son aide. Elle a un taff qui lui permet de s’échapper facilement. J’avais besoin qu’elle vienne me chercher à la maison pour m’amener au CHU. Ainsi, je laissais ma voiture chez moi.
J’ai eu aussi mon homme à qui j’ai demandé de rentrer. Il a été évoqué lors de mon examen avec la sage femme et l’étudiante la forte probabilité de faire naître le bébé … J’avais besoin de lui à mes côté. J’avais besoin de son soutien. Je n’aurais pas su gérer sans lui.

Je n’avais pas vu ma fin de grossesse ainsi. J’avais vécu 8 mois de rêve. Quelques bobos oui. Mais jamais je n’ai eu de vraie inquiétude. Là, je l’étais. Et l’idée de me dire “on vous garde parce qu’on ne sait pas ce que vous avez” m’était douloureuse et un peu angoissante.

Pendant 3 jours, j’ai eu le droit à 3 monitos (variant de 10 min à 2h05) par jours ainsi que 3 cycles de tension. Pendant 3 jours, je tricotais en attendant qu’on me donne une bonne nouvelle mais rien.

On m’a redemandé de refaire la protéinurie des 24h. On a refait des prises de sang … L’enzymologie était pire. Je venais de passer à un taux 10 fois supérieur à la normal. Le médecin entouré d’internes était passée me voir. Elle pensait que ça venait d’un traitement. Mais à part 2 doliprane et 1 spasfon depuis le début de ma grossesse, je ne pense pas qu’on puisse parler d’une action médicamenteuse rendant mon foie fatigué. Alors oui, j’ai pris du nux vomica et de l’oscillococcinum… Mais allez dire ça à un médecin pure souche, il va vous rire sérieusement au nez : “Oui, enfin ce sont des petites granules placebo tout ça” …
Elle n’arrivait pas, elle non plus, à interpréter cette hausse si importante. Avant de partir, elle me demande si je suis vaccinée contre la grippe, que c’est important pour le bébé et moi. Et idem pour la coqueluche. Si vous vous souvenez de cet article, je ne suis pas favorable à l’idée d’être vaccinée. Et en plus, je ne vois pas la relation cause à effet “problème de foie / grippe”. Etait-ce vraiment le plus important ? Avant de sortir de la chambre, la sage femme me demande si j’accepte d’être vaccinée. Je le refuse. Elle ne m’a pas embêtée plus que ça.

Pendant ce séjour, il m’a été demandé d’aller faire une échographie abdominale. Ils ont voulu écarter tout problème plus sérieux. Ils ont passé au crible mon foie donc, la vésicule biliaire, la rate aussi je crois. Ils ont essayé de me trouver la vessie mais sans succès. Bref, rien de concluant de ce côté là.

De ce fait, le jeudi, il m’a été annoncé, après l’examen qui confirmait que mon col était loin d’être opérationnel de commencer le déclenchement par une maturation du col. Pour ce faire, ils introduisent ce qu’ils appellent un tampon au niveau du col. Ce tampon, qui ressemble en fait à un long fil blanc, diffuse un produit pour faire maturer le col.

J’ai donc du attendre vendredi 15h pour que la sage femme m’introduise ce tampon. Pour l’ensemble de l’équipe médicale, le travail allait être long. Le tampon peut agir sur 24h. J’étais à 1 doigt avec un col encore postérieur. Donc en gros, pour tout le monde, bébé naîtrai samedi en fin de journée !

Comment ai-je réagit à la pause de ce tampon ?
Comment s’est passé mon accouchement ?
Comment j’ai vécu cette expérience ?

 

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C’est ce que je vous propose de découvrir au prochain épisode !

Gros bisous à toutes !

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  • Commentaires

    1 commentaire

    Priscilla

    Oulala oui quelles péripéties !
    Tu m’étonnes que tu as dû être paniquée, c’est horrible de voir tout le monde s’agiter autour de toi, te faire x et x fois les examens sans vraiment t’expliquer les résultats vu qu’ils ne savent pas eux-mêmes ce que tu as ! J’espère tout de même que la suite sera bien meilleure 🙂


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