Appuyez sur Entrée pour voir vos résultats ou Echap pour annuler.

Un an !

1 an
12 mois
52 semaines
365 jours
8 760 heures

 

Le Petit Prince a eu un an hier … Mon petit blond aux yeux bleus. Ma petite tornade. Mon rayon de soleil. Mon petit coeur. Ma vie ….

 

Un an, c’est court et long à la fois. J’ai l’impression que c’était hier que je pleurais parce que mes derniers résultats sanguins n’étaient pas bons. J’ai l’impression que c’était hier que je me traînais à cause de mes 19 kilos supplémentaires. J’ai l’impression que c’était hier que je hurlais une fois que j’ai eu perdu les eaux … Mais non, c’était il y a un an.

 

En un an, le Petit Prince a appris à se retourner dans un sens puis l’autre. Il a appris à sourire, à discuter, à frapper des mains, à se mettre sur ses deux jambes et à avancer, reculer, s’entêter, tout goûter…

 

Il mesure aujourd’hui environ 75 cm et pèse 10 kg. Il porte du 12 mois. Il aime les câlins et nous faire des bisous baveux. Il aime quand on rit / sourit. Il aime faire Splaach dans le bain et jeter volontairement ses jouets de sa chaise haute, en les regardant tomber … Il aime la musique. Quand il commence à s’impatienter en voiture, je monte le son de la radio (et j’avoue qu’il a été particulièrement fan de « Mon Petit Pays » des Fréro Tralala). Quand on lui fait regarder la Maison de Mickey, il n’aime que les passages musicaux. Il fait des « OOOOOooh » avec la bouche en cul de poule (Elles peuvent s’accrocher avec leur duckface les minettes sérieux ! )

 

C’est un petit garçon en bonne santé, heureux de vivre.

 

Comment les choses vont pour moi / nous  depuis un an ?

Niveau corporel, je vous parle souvent des kilos restant. Ils sont toujours là les coquinoux. Ils s’entêtent mais de nous deux, c’est moi qui gagnerai !! Encore un petit effort et j’y serai ! Ca aura mis un temps fou. C’est la raison pour laquelle je suis suivie par une diététicienne : elle m’aide maintenant et je souhaite qu’elle me suive lors de ma prochaine grossesse dans le but que je ne prenne « que » 12 – 15 kg.

 

A part les exceptions qui confirmeront toujours la règle (et celles là, je ne les aime pas beaucoup beaucoup), on peut faire le deuil de son corps lorsque nous attendons notre premier enfant. Et là, je ne parle pas que des kilos. Je parle des côtes qui s’élargissent, du bassin qui s’ouvre, de la peau du ventre tellement détendu qu’elle restera flasque à jamais. Notre corps portera d’une manière ou d’une autre les stigmates de / des grossesse(s).

 

Je suis allée voir mon ostéo parce que j’étais bloquée au niveau des cervicales et j’avais des “pincements” au niveau des lombaires.
Je lui ai raconté mon accouchement, qu’elle a très bien compris bien puisqu’elle en a vécu un quasi similaire. Elle me demande si j’arrive à masser la cicatrice de ma césarienne. Ca fait un an qu’elle est là. Elle est belle. Moi qui ai d’ordinaire des cicatrices un peu chéloïdes, celle ci est restée fine. Mais clairement, en un an, j’ai du la masser 2 fois, en me forçant. Elle m’a beaucoup rassurée à ce propos. Une césarienne n’est pas un acte facile à accepter surtout pour moi qui m’étais beaucoup préparée à “autre chose”. On nous a “volé” notre bébé, on nous l’a retiré alors que le moment n’était pas venu pour lui (ce ne sont pas mes mots (maux) mais les siens). Du fait que je ne réussisse pas à la masser, ça avait crée quelques adhérences mais rien de grave. Mais de parler de mon expérience avec elle m’a fait du bien. Je me suis sentie enfin comprise dans cette douleur psychologique de ne pas savoir ce que ça fait de “pousser”, d’aller attraper son enfant, de ne pas être là les tous premiers instants parce qu’on est en train de se faire recoudre. Ce n’est qu’une heure. Mais pour moi, je crois qu’il y a quelque chose qui s’est passé à ce moment là. Je ne saurai pas vous l’expliquer. Je peux encore pleurer quand je repense à cet accouchement foiré. J’ai un pincement au coeur quand je vois et quand j’effleure cette cicatrice. Elle est là, elle fait partie de moi. C’est le “comment elle est arrivée là” qui m’est douloureux. Je ne suis pas en mode déprime et cie. Non, je dis juste que seule une personne qui a vécu un accouchement similaire a été en mesure de me comprendre. Je sais que lorsque je dis que je ne peux pas la toucher, la masser, certaines personnes sont étonnées. Mais c’est comme ça.
Mon ostéo me disait que ça a été quelques semaines après le premier anniversaire de sa fille qu’elle a eu comme un déclic.

A ce jour, je ne masse pas la mienne. Je ne veux pas me foutre la pression pour le faire. Elle n’est pas si mal.

 

Monsieur Papa, comme je vous l’expliquais est un vrai papa poule. Le genre de papa qui essaie de fâcher le Petit Prince qui gesticule tellement qu’on ne peut plus lui mettre la couche et qui finit par se marrer. Le genre de papa qui course le Petit Prince (le grand blond debout, le petit blond à quatre pattes) dans les couloirs de la maison. Le genre de papa qui est d’une super patience (quand moi, ça fait longtemps que j’ai jeté mon tablier). Le genre de papa fier de son petit !

 

 

A la maison, chacun a trouvé sa place. En tant que personne, en tant que couple et en tant que parent. Tout s’est fait assez naturellement avec quelques ajustements nécessaires !

Cependant, s’il y a UNE chose qui me plairait (et là, je crois que je suis pas seule à pouvoir comprendre ce désir / besoin), ce serait de me retrouver seule à la maison : pas d’homme, pas de Petit Prince. Je ne ferai clairement rien de plus que s’ils étaient là, on est d’accord. Mais avoir un moment de paix me ferait rêver. Je ne souhaite pas que ce moment dure des jours et des jours. Rien que déjà une journée ou une demie journée à me retrouver en étant seule me suffirait ! Depuis l’accouchement, ça m’est arrivé une fois. C’était il y a juste 1 semaine. Monsieur Papa était parti faire des courses avec son papa et le Petit Prince était en balade avec sa mamie. J’ai été seule une grosse vingtaine de minutes et j’aurais aimé que ça dure davantage. Vous ne pouvez même pas imaginer (ou si peut être) la paix absolue qui régnait tant dans la maison que dans ma tête !!

 

Je peux perdre vite patience.  Maintenant qu’il va à toute allure, je me tourne 30 secondes que ça y est, il a ouvert le placard dans lequel sont rangées les flûtes à champagne. Je me tourne 30 secondes et ça y est, il a mis toutes les couches de la table à langer par terre. Je me tourne 30 secondes que ça y est, il a la main dans la litière des chats ! Je me tourne 30 secondes et il enlève un à un les livres de la bibliothèque. Je me tourne, mais vraiment hein, 30 secondes, qu’il a empoigné tison, pelle à cendre ou encore la pince pleine de suie. La semaine dernière, j’ai à peine eu le temps de mettre la poudre dans son bib et de le secouer qu’il s’était emparé d’une tête d’ail et commençait à l’éplucher … Il est rapide le coco et je constate (même si je le savais déjà) que la patience est loin d’être mon fort.

 

Là où il me fait fondre, c’est quand, installé dans son parc (quand il accepte d’y être et d’y rester), qu’il tourne les pages de son livre en se racontant une histoire. Le regarder s’occuper seul (parce que je veux vraiment qu’il apprenne à jouer seul pour que plus tard, il accepte d’être sans adulte derrière ses fesses) et discuter dans son langage me fait vraiment fondre d’amour.

 

 

 

0b44423f56aea881e97e1b813902f137

  • Guides gratuits
  • Commentaires

    Laisser un commentaire